22 septembre 2009
22 vlà le Parigot!!
Changement de temps, changement d’hémisphère, changement d’océan, changement de pied à terre.
Adieu la Réunion et bienvenue à la Bretagne!
Contrairement à la Réunion, je n’étais encore jamais allé en Bretagne avant d’y prendre mes quartiers temporaires.
Je me suis donc accaparé la partie Nord ; du coté des Côtes d’Armor (22). Plus précisément encore, sur la côte de granit rose. Ce granit rose est, comme son nom l’indique, rose. En opposition avec le granit gris/noir qui est beaucoup plus répandu. Sa formation est identique : de la biotite ou muscovite (Mica), du quartz et d’une matrice : le feldspath rose. Il n’en existe qu’à trois seuls endroits dans le monde. Dont un sur lequel je foule ses roches régulièrement. Les deux autres, on s’en fout puisque je n’y suis pas ! ^^ Pour information, il s’agit de la Corse et la Chine.
Dans cette première étape découverte de la côte ; je m’arrêterais à Ploumanac’h. Située non loin de Perros-Guirec la touristique, la zone de « Ploumploum » comprend une petite crique parsemée de blocs de granit de taille très hétérogène.
Les formes aussi, le sont. Beaucoup de légendes sont basés sur la forme de certaines de ces roches. Sur celui-ci on peut y voir une tête de cochon,
et sur celui là, un crâne dormant de profil au faciès assez étrange.
L’érosion par la mer, souvent agitée, très peu calme et par le vent, toujours actif, jamais faible, ont modelé ces formes originales qui font le bonheur des curieux comme moi. L’accès à ce littoral se fait par un sentier qui part de la plage. Cette dernière est relativement petite et très limité lors des marées basses à gros coefficient. Sur cette plage, on y trouve aussi l’oratoire de Saint Guirec. Légende Bretonne où si une femme arrivait à piquer avec une aiguille le nez de cette statue elle serait mariée dans l’année. Planter une aiguille dans un nez. En voilà une coutume étrange. Chacun son truc n’est-ce pas ?
La statue d'origine était en bois mais sous les attaques massives de ces demoiselles célibataires, la paroisse du coin avait décidé de le remplacer par un modèle en granit. Autres temps, autres moeurs puisque vu l'état du nez actuel, ces filles acharnées ont dû remplacer l'aiguille par un foret et sa perceuse.
Quittant la plage pour prendre le sentier, on y découvre une plaque de la seconde guerre mondiale avec une des moultes phrases codées envoyées par le Gal De Gaulle.
Tout au long de la côte Bretonne, les activités Alliées ont été intenses, des plaques commémoratives placées un peu partout le prouvent. Continuant le sentier, on s’aperçoit qu’il n’y a plus de plage. Tout n’est qu’un amas de rochers de taille plus qu’honorable jonchés ça et là, attendant de se faire éroder la face.
Leurs angles arrondis et leur patine extérieur d’une couleur plus terne attestent d’ailleurs que cela fait déjà un bout de temps qu’ils se font ravaler la façade. Nous arrivons à une petite bâtisse de granit, où est montée une gargouille.
Mêlé à cette brume enveloppante et opaque, l’ambiance mystique qui s’en dégage nous donne l’impression de lieux magiques où des druides et autres animaux magiques pourraient sortir de chaque coin de la forêt non loin.
Car la Bretagne, pour beaucoup, est une représentation sauvage de lieux celtiques emplis de légendes où rodent des lutins, korrigans, faucheux et entités tout droit sortis des contes celtes. Sauf, à Rennes, où les parisiens en masse sont répertoriés dans le genre animal envahisseur. D’ailleurs, c’est un grand paradoxe que cette Bretagne ; toujours critiquée, toujours visitée. On se moque d’elle, de son temps et de ses Bretons, mais on y vient, on s’y baigne et apprécie l’ambiance que nos amis les Bretons imprègnent de ces lieux. Bref, en une phrase, que je résumerais sur cette parenthèse venant de la part d’un parigot migrateur : « Viendez en Bretonnie, il y fait bon vivre ! »
Retour sur le sentier, retour sur cette côte. Nous arrivons au phare de Ploumanac’h qui, comme tout le reste dans ce coin, est construit en granit. Phare modeste d’une douzaine de mètres environ seulement, il se situe à même la côte et non au large. Peut-être n’est-ce qu’un phare d’apparat ou est-il juste là pour indiquer la limite du rivage, je n’en ai aucune idée. Promis, je bosserais un peu mes bouquins pour savoir de quoi il retourne à son sujet.
Ce phare se fait accompagner d'une drôle de batisse aux volets fermés. A l'entrée du terrain est placé un panneau de granit où est indiqué : "Parh Ar Qenru" (cela dit, j'ai essayé de déchiffrer donc je ne saurais confirmer l'exactitude de mes dires).
Peut-être cela veut dire "attention aux entités extraceltiques"; pour preuve, cette photo où je ne sais toujours pas ce qui est apparu devant mon objectif (près de la maison). J'étais en mode quasi rafale et je n'ai pas cette présence sur mes autres photos. Un oiseau aurait été moins flou et je ne l'ai pas vu avant et après. Mulder, à l'aiiiiide!!!
Ce sentier se prolonge le long de la côte. On l'appelle aussi le sentier des douaniers. Conçu à l'origine pour permettre aux douaniers d'intervenir rapidement sur la quasi totalité de la côte Bretonne, cette route est maintenant un grand rendez-vous des randonneurs et cyclistes.
Ce type de chemin ne s'applique pas qu'à la Bretagne, mais il est un des plus célebres. Un jour, quand je serais moins mollusque, je prendrais peut-être mon vélo et crapahuterais sur ce sentier qui fait tout le littoral... Pleins de brêves en perspectives!!!!
Pour vous montrer que la Bretagne et le mauvais temps, c'est comme les antibiotiques ; ce n'est pas automatique, j'ai mixé des photos de ce même lieu mais à des temps différents. Cette introduction à ce chapitre Armoricain que je compte étoffer se termine, qui démontrera que l'air marin, ça rend beau et fort comme prouvé ci-dessous :
C'est donc sur ces mots que je vous invite à venir visiter ce joli coin (sauf pendant que je suis là-bas, sinon je ne peux plus faire mes photos) et clouer le bec à tous ceux qui disent qu'il pleut tout le temps!!
Springdrive
08 octobre 2008
Un petit clin d'oeil.
Juste pour mettre une vieille vidéo de notre Motte National.
Antoine-Meudon
envoyé par Springdrive
Les rabatteurs de la NHL découvriront ce post et tu deviendras célèbre, jeune freluquet.
28 juin 2008
Brève pour les pieds.
Bienvenue à Mafate.
Pour reprendre une célèbre chanson d'un chanteur français franchement inconnu de la scène, brève pour les pieds concerne les psycho de la chaussure de rando, les obsédés des dénivelés, les mono-maniaques du déplacement à deux pattes... Parce que je peux vous dire que Mafate, soit tu prends tes pieds à ton coup, soit tu t'autorises une navette en hélicoptère.
Mais d'abord, qu'est-ce que Mafate?
Mafate, c'est un cirque. Non pas avec des clowns. Un cirque qui fait le trio avec Salazie et Cilaos dont le point centralisateur est le Piton des neiges. Mafate est le moins développé de ces trois cirques, en raison de son enclavement. Aucune route ne mène à Mafate. Seule la voie du pied qui souffre dans la chaussure et celle des airs permet d'y accéder. Le moins développé parce qu'en raison de son isolement, ce cirque a su préserver un style de vie unique depuis des dizaines d'années. Pas de réseau électrique, seulement du photovoltaïque, de l'eau courante grace aux multiples ruisseaux qui le traversent. Une seule classe d'école dans chaque ilet, ou encore le facteur qui vient apporter le courrier en hélicoptère. Pas très typique n'est-il pas? Bref, une zone où se mêle tradition créole et activités touristiques pour curieux en mal de visites chez le podologue.
Plusieurs accès sont possibles pour rentrer à Mafate. Celui que nous avons choisi se trouve à l'Est du cirque. Au sommet de la route forestière de Salazie. On y gare les voitures au sommet et on attaque l'ascension/descente du col des Bœufs pour entrer dans Mafate. Notre objectif était d'aller à La Nouvelle pour y déjeuner avant de remonter. Donc être au plus tôt au parking pour ne pas peiner sur le retour.
Donc l'ascension s'est jouée dans la brume pour nous. Même un peu de pluie est venue nous dire bonjour au début du passage du col. En règle générale les hauts ne sont pas encore couverts à cette heure de la journée, mais on ne peut pas tout prévoir. C'est la purée de pois. L'air y est frais et vif, humide, mais certains passages difficiles ne nous laissent pas le temps d'attraper froid. L'ascension se termine donc sur le col des Bœufs, où les nuages commencent à se faire moins épais. Au fil de la descente vers la plaine des Tamarins, les nuages se font de moins en moins présents et l'on peut commencer à apercevoir les parois titanesques de ce cirque...
La plaine des Tamarins est une zone assez étrange, on a l'impression d'être dans une forêt tout droit sortie d'un livre de Tolkien. Avec ses vastes clairières et ses arbres blancs, mis à nu, poussant dans un axe fortement particulier comme pour essayer de vous chatouiller la nuque du bout de leurs branches lors de votre passage près d'eux. Cette zone est relativement plate et vous permettra d'y faire respirer vos pieds endoloris par le col et ses cailloux les plus gros que les autres sortant de nulle part. Ensuite, la descente vers La Nouvelle reprend après ce havre de calme et de chants d'oiseaux.
La descente se poursuit et le ciel est quasiment dégagé. Le soleil reprend alors ses droits et le fait d'être à plus de 1 500 m d'altitude, ça vous joue vite des tours. N'oublions pas que c'est un soleil tropical qui vient alors nous tapoter gentiment les endroits du corps à découvert (oui j'ai eu droit à ma ration de Biafine en rentrant)...
Entre deux coups de soleils, on peut apercevoir le littoral en regardant vers la mer. La progression se fait toujours entourée de parois escarpées et généreuses de végétations en tout genre. Le sentier bien démarqué permet une marche rapide au travers de différents paysages pour nous amener enfin à la dernière descente pour La Nouvelle. Cette dernière vous fera vite sentir si vous aviez pris les chaussures appropriées. Marches en rocher, grandes enjambées et autres petits sauts contrôlés les mettront à rude épreuve.
Comme on dit, tout travail mérite salaire. Et là en l'occurrence, après avoir vaincu cette descente, on arrive à La Nouvelle. Petit ilet d'une trentaine de cases. Cases très typiques avec leurs couleurs et leur toit en taule. Quelques points de vente de choses en tout genre -dont le T-shirt vendu seulement à Mafate et nulle part ailleurs dans le monde- mais les commerçants vivent au rythme de l'ilet. Pas trop vite. Il ne faut pas avoir oublier de prendre ses barres de céréales ou de vouloir un peu de rab quelque part. Difficile d'obtenir quelques denrées selon l'heure où on arrive.
Mais, le repos est bon, le calme avant la tempête du retour, la marche pieds nus dans l'herbe verte et fraîche, balayée par un petit vent de montagne, ça vous requinque un homme en pleine digestion!
L'heure du retour sonne toujours à un moment et nous nous engageâmes sur le sentier du retour. En commençant par la montée vers la forêt des Tamarins. Bien rude qu'elle fut cette ascension, après avoir manger. On a pu observer les changements climatiques typiques sur les hauts du caillou : en temps normal, c'est soleil dégagé partout au petit matin. Ensuite par phénomène de condensation, des nuages se forment sur les massifs au fil de la journée. Enfin, ces nuages redescendent sur le littoral et recouvrent une bonne partie de l'ile. Donc en retournant sur la plaine des Tamarins, les nuages étaient déjà là et le ciel se couvrait de plus en plus.
Le retour fut âprement disputé pour nos pieds déjà bien travaillés par l'aller. Une petite photo en hommage à eux, qui ont dû nous supporter pendant des heures, rattrapé nos faux mouvements, nos erreurs de jugements... La plaine nous emmena à nouveau sur le col des Bœufs où la pluie avait élu domicile ainsi que l'air frais qui s'engouffre dans le col. Après 2 heures de marche nous arrivâmes au point de vue qui donne sur Le Port et une partie du cirque de Salazie. La randonnée était terminée.
Ça ne se voit pas trop, mais j'ai plus de 20 kms dans les jambes, un dénivelé positif de 1 000m et une marche de plus de 6 heures aller/retour. On apprécie toujours les fins de randonnées, au moment où l'on enlève ses chaussures et chaussettes. L'aventure ne se termine pas encore puisqu'il faut retourner à la maison. Ce qui implique encore une utilisation massive des terminaisons des membres inférieurs pour une heure de route au minimum.
Mafate est un endroit qui est accessible à pieds de plusieurs endroits. Celui qui a été choisi ne fait pas parti des plus difficiles mais ce dernier est déjà un peu corsé pour ceux qui n'ont pas l'habitude. Cela dit, les amateurs de marches et autres grimpettes en folie dans des forêts, paysages verdoyants ou de montagnes y trouveront plus que leur compte en venant ici. Salazie et Cilaos offrent aussi leur lot de randonnés, mais n'ont pas le charme que peuvent procurer celles de Mafate, avec le franchissement de ses cols, et la découverte d'un autre univers, sans fils électriques ni routes goudronnées.
Alors, comme cette chanson de cet illustre inconnu, cette brève est une invitation, non pas à faire danser les pieds mais à leur faire découvrir des chemins magnifiques et des parcours inédits. Ils s'en souviendront et vous en remercieront.
Springdrive
05 mars 2008
He's back.
Après de longs mois en panne d'inspiration, je reviens avec des photos (avec un nouvel appareil de surcroit), des petites histoires à raconter. Ceux qui attendaient des nouvelles brèves (si si, i y en a) vont pouvoir (j'espère) prendre à nouveau du plaisir à me lire.
Bonne année (en retard, comme de coutume) à tous.
21 juillet 2007
Vulcania, Part Two.
Vulcania².
Grâce à ma suggestion sur Vulcania lors de ma dernière revue à ce sujet, le parc a décidé de lancer une nouvelle attraction basé sur une simulation d'éruption volcanique. Voilà qui devrait mettre du piment dans la visite.
Comment donc? On me dit que l'idée de l'attraction est survenue bien avant mon texte. Ah mince, moi qui pensait avoir trouvé l'idée... Comment ça, je raconte des conneries?
Enfin, la revue sera consacrée à la deuxième partie de la visite du volcan avec mes Canadiens attitrés. La partie la plus spectaculaire : le flanc des coulés; là où coulent quasiment toutes les éruptions.
Les photos qui vont suivre ont été faites après l'éruption d'avril-mai de cette année. Les traces de cette dernière sont encore plus que visibles et les cratères sont encore bien fumant. De plus, nouveau coup de chance météorologique, le ciel fut agréablement clair; surtout vu l'heure où nous y sommes allés (15-16h n'est pas le créneau idéal pour avoir un ciel le plus dégagé possible).
Cette partie de l'île, qui se situe au Est Sud-Est, s'appelle le Grand Brûlé. En référence notamment au nombreuses coulées qui marquent pendant quelques dizaines d'années la forêt qui le compose. Car le Grand Brûlé est avant-tout un espace naturel préservé (fort logique vu la dangerosité relative du site) où pousse une grande variété de flore (Goyavier, Vacoa,...) et aussi abrite un grand nombre d'oiseaux.
La zone (non, ce n'est pas Stalker les gamerZ) s'étend grossièrement de Bois blanc jusqu'au rempart du Tremblet. On peut en apercevoir une grande partie sur la photo plus haut.
Les coulées qui dévalent ce flanc et qui atteignent la mer ont la particularité d'agrandir l'île. La dernière éruption en date a rajouté quelques 30 hectares à sa superficie. Sur la photo d'au dessus, l'avancée sur la mer date de janvier 2006. Le mariage du feu et de l'eau se fait de plus en plus souvent. Une autre des conséquences des modifications du rythme des éruptions du volcan.
La dernière éruption d'avril a duré environ un mois et a atteint la mer. L'épaisseur de la lave atteint 60m par endroit. Évidemment la route qui franchissait le Grand Brûlé a été enseveli et il faudra attendre quelques mois avant de la refaire (c'est en cours actuellement). A l'heure actuelle les températures en profondeur sont de l'ordre de 400-500°C. Ce qui constitue un obstacle de taille pour les opérateurs de la D.D.E. Sur les photos, on peut apercevoir le repart de la fin du Grand Brûlé; cette falaise est haute d'environ 100m et au plus fort de l'éruption, les jets de lave éjectés du cratère nouvellement apparu ont atteint cette hauteur. Un grand spectacle en perspective!!
Oui, j'ai toujours une montre à mon poignet où que j'aille. On est Tictalcoolique, ou pas.
Une dernière photo que j'ai récupéré sur le très bon site fournaise.info qui est très complet en ce qui concerne le suivi et les informations des éruptions. Ce genre de réalisation photographique n'est malheureusement pas accessible au public.
Springdrive
07 juillet 2007
Hommage.
A Mon Entraîneur...
Aujourd'hui, pas de montres, pas de paysages.
Pas de randonnées, d'excursions. Juste un hommage.
Pour quelqu'un qui a toujours été bon avec nous, que j'ai connu dès mon jeune âge et qui m'a accompagné (quasiment) toute ma carrière. A un entraîneur émérite, qui avait le sens du jeu, de la compétition et aussi du plaisir. Parce que pratiquer un sport, c'est avant tout par plaisir et par passion. Et de la passion, tu en avais. Pour preuve, le record français (hockey) de longévité en tant qu'entraîneur d'un même club (33 ans), ton investissement dans les équipes de France Juniors, et ton poste de Consultant Technique Régional pour l'IDF n'en n'était qu'une faible esquisse.
Thierry Monier (au centre) et moi même (bien jeune que j'étais) à gauche lors de la saison 1990-1991 :
Presque la même, 10 ans plus tard, lors de la saison 2000-2001 :
Les ambitions peuvent changer, les objectifs, les joueurs (pas tous, je suis encore là sur la photo), les enjeux financiers, mais pas Thierry. Qui est resté le même pendant tout ce temps, fidèle et passionné.
Alors je ne vais pas broder, la probabilité pour que quelqu'un qui le connaisse passe sur mon blaugue est très mince, mais je tenais vraiment à écrire quelque chose; n'ayant la possiblité d'aller en métropole. Alors c'est pourquoi j'ai décidé, ici, (et parce que c'est aussi mon blaugue et que j'en fais ce que je veux) de lui rendre hommage.
Encore merci pour tout ce que tu m'as appris (en presque 20 ans); moi morveux sur patins.
Thierry Monier est décédé le 1 juillet 2007 vers 7h00 à l'hôpital Cochin de Paris à la suite de complications consécutives à l'intervention chirurgicale qu'il venait de subir. Il était alors âgé de 55 ans.
Adieu Thierry...
Springdrive
14 juin 2007
Mise à jour.
Pas de message, juste une note pour prévenir que j'ai retravaillé toutes les mises en pages, les liens photos, les tailles de titres, etc.
En résumé, j'ai mis de l'homogénéité dans ce blaugue, ce qui lui manquait cruellement je trouve. Et il y a eu du boulot, parce que je crois que rédiger le texte sous Word avant de le mettre dans la page de rédaction de Canalblog n'est pas la meilleure chose à faire.
Donc, j'ai tout plus ou moins bien repris. Et cela m'a pris pas mal de temps. C'est fou tous ces petits détails qui rechignent à vouloir se mettre comme vous le désirez!
Enfin, je vais dorénavant m'appliquer à conserver cette matrice d'écriture.
Dites moi donc si vous aimez (ou non) cette nouvelle présentation.
Springdrive
06 juin 2007
Vulcania, Part One.
Vulcania
Tout le monde connait Vulcania, le grand parc volcanique créé au coeur du Massif Central par notre immortel V.G.E. Beaucoup ont pu visité ce parc (qui ne marche pas aussi bien qu'il ne le devrait, ce qui est fort dommage) qui tente de nous faire comprendre tout ce qui relate plus ou moins bien au volcanisme. Mais, pour que ce parc soit estimé à sa juste valeur, il lui faudrait une attraction qui ferait venir des gens de l'Europe entière. Une pièce unique, un joyau de la nature qui impose le respect par sa seule présence.
Ce joyau existe, indéplacable vous en conviendrez, puisque qu'il est parti intégrante de mon caillou. J'ai nommé Le Piton de la Fournaise.
Il est le fer de lance du tourisme Réunionnais et la plupart des tourismes posant pied à terre sur ce DOM tropical s'empressent d'aller y faire un tour. Ce fut le cas de deux canadiens dont j'alloué (gratuitement oeuf corse) mes services de guide. Cela m'a permis de redécouvrir aussi des endroits ou des paysages qui excellent par leur beauté ou leur originalité dont on ne se lasse jamais de regarder.
Le Piton de la Fournaise est un volcan de type basaltique qui culmine à plus de 2500m d'altitude. Son accès n'est pas des plus simples en voiture, surtout si l'on vient du Nord ou de l'Ouest où il faudra compter dans les deux heures pour arriver à son sommet. On y traverse tout type de paysage et les arrêts photos seront dès lors indispensables (ce qui rajoutera à la durée de la balade automobile).
Sur cette photo, le Piton de la Fournaise se trouve derrière nous. Juste devant, on peut observer d'anciens cratères issus de très anciennes coulées et dont l'érosion et la végétation nous rappelle les volcans de l'Auvergne. A ce détail près que ceux-ci sont beaucoup plus jeunes. A l'Ouest, nous descendrons vers St Pierre et à l'Est, Saint Benoît. Au Nord, le massif que l'on peut apercevoir, est le Piton des Neiges, qui lui, culmine à plus de 3000m (3069m pour être exact). C'est le premier volcan de l'île. Eteint, et ne se reveillera plus jamais ; ce dernier n'est plus alimenté par le point chaud qui se situe sous la plaque océanique en mouvement qui a créé ces deux trois volcans (d'après mes sources, un ancien volcan postérieur au Piton des Neiges se trouve sous le Piton de la Fournaise; par conséquent ce dernier est le troisième). Par contre, peut-être un jour, se formera un nouveau piton selon le même processus de déplacement...
On reprend l'ascension de la route du volcan et on peut noter que la végétation commence à changer. En bas, c'est forêt tropical, à mi parcourt, c'est pâturages et aspect alpin. Ensuite, l'apparation d'une forêt de pinèdes (plantés par l'Homme) qui va laisser sa place à des arbustres ou des plantes basses dont les feuilles vertes vont se rarifiéés au fur et à mesure de la montée. Le paysage fait penser alors un genre de toundra ou de maquis.
On monte, on monte, encore des points de vues (qui -pardonnez-moi l'expression- déchirent leur mère!!) dont le fameux Nez de Boeuf.
Ou, celui de la plaine des Sables qui donne une idée sur le drôle d'endroit que l'on s'apprête à découvrir. Plaine quasiment intacte, le hors-piste de véhicules à moteurs est strictement interdit (hormis la "route" aménagée), les chevaux sont tolérés ainsi que les V.T.T. Les randonneurs aussi évidemment, mais il est interdit de camper et les sentiers balisés ne passent guère par là. Donc très très peu de gens foulent cet espace vierge et reposant pour les oreilles.
On peut apercevoir en arrière plan, l'objet de toutes les convoitises, le Piton de la Fournaise. Mais la perspective est trompeuse, il est bien plus loin qu'il n'y paraît.
Après quelques kilomètres, on arrive au point de vue de la caldeira ou de l'enclos. Appelé plus communément Pas de Bellecombe. Un parking et un accueil-relai sont les seules preuves de l'activité humaine. Le reste n'est que sentiers, et autres indications qui se fondent dans la nature. Le point de vue domine la base de la caldeira d'environ une bonne centaine de mètres. On peut descendre, en empruntant un escalier taillé dans la roche qui ne vous laissera pas indifférent par son originalité et surtout par sa difficulté (notamment au retour). Dû à la dernière activité volcanique et l'instabilité de la zone, l'accès à l'enclos et aux cratères principaux est fermé. "L'éruption du siècle" comme ils disent (le problème, c'est que l'on a presque une éruption du siècle tous les deux à trois ans...). Une sortie de lave très près de la mer, à la limite du grand Brûlé, des déplacements de populations, un effrondrement du cratère Dolomieu ( la Tour Eiffel s'y noierait sans sourciller dorénavant) son intensité et sa durée assez longue. Donc les gens sont obligés de rester au point de vue et d'attendre patiemment... quelques mois avant que tout cela se tasse.
Que du bonheur en somme pour nos Canadiens hormis l'accès fermé, mais je pense qu'ils ont somme toute été très heureux. D'ailleurs j'attends leur notation dans le guide Michelin. Du bonheur aussi pour moi, c'est toujours un endroit magnifique et particulièrement original si la météo décide d'être clémente envers nous, pauvres mortels que nous sommes. Ce qui fut le cas pour cette journée.
Une bien belle journée ( enfin, demi journée, une virée au volcan vous laisse l'après-midi libre pour aller se dorer au soleil sur les plages de l'Ouest) que je conseille à tous et ce malgré l'enclos fermé. Et encore plus belle quand il sera réouvert. A suivre donc...
Springdrive
16 mai 2007
37!!!
Trente-sept
Mais pourquoi
trente-sept ? La suite de 300 ? Non pas vraiment. La température
actuelle ? Encore heureux que non sinon je ne serais pas là pour vous empêcher
de laver votre cerveau au coca-cola. Alors trente-sept Docteur ? Non, j’ai
toujours entendu trente-trois.
Trêve de suspense insoutenable, il s’agit de
trente-sept jours. C’est le temps qu’il a fallu à mon nouveau garde temps pour
effectuer le trajet Singapore-Mon caillou. Un tantinet long pour faire une
distance moindre que pour l’Europe qui est livrée en moins de temps, elle. D’autant
plus que la destination indiquée sur le suivi était Nairobi (au Kenya, pour ceux
qui l’avaient oublié), ce qui peut prêter à confusion. Pas très rassuré du coup j’étais.
Mais toute cette anxiété fut annihilée (et de quelle manière) lorsque le
paquetage fut déposé par le facteur sans encombres. Sans frais de douanes ou d’octroi
de mer de surcroît. Bref, que du bonheur. Tellement heureux que j’ai
véritablement réalisé des photos pourries lors de l’arrivée du colis.
La preuve :
Voici ensuite d’autres photos autrement plus réussies après le déballage, réglage, essayage :
Caractéristiques :
- Diamètre avec la couronne
(remontoir) : 44mm.
- Bracelet : métal
en tôle pliée bi ton chrome/noir anthracite.
- Date/jour sur fond noir en
chiffres romains (!!) et en anglais.
- Mouvement : Seiko 7s36 à
remontage automatique.
- Autonomie : Environ une
quarantaine d'heure.
Commentaires :
Premier constat : je ne la voyais pas aussi brillante! En tout cas, cela ne se voyait pas sur les photos du site. Heureusement, le noir atténue un peu ce bracelet chromesque qui est bien décidé à refléter tous les rayons solaires qu’il rencontra sur son passage. On s’y habitue parce que les deux tons se marient bien mais le choc initial est assez intense. Plus massive et plus grande qu’une Seiko 5 de base, elle se la joue baroudeuse avec ses formes plus anguleuses, sa couronne protégée, sa lunette graduée et tournante. Son poids aussi, l’équivalent d’une Diver’s 100.
Je vous l'avais bien dit, qu'elle faisait capteur solaire:
Le bracelet est du même ressort
que les Seiko 5, je m’attendais à un peu mieux pour une montre plus chère qu’une
5. De toute façon, les bracelets sont la grande inconnue lorsque l’on achète
des montres sans les essayer (ou sans en avoir la possibilité). D’ailleurs en
parlant d’achat, celle-ci m’a coûté la modique somme de 168$ soit 123€ au taux
d’aujourd’hui. En comptant les frais de ports gratuits évidemment. Vous me
direz que si ils sont gratuits, ils ne sont pas compris dedans. Et je vous
répondrais que je dis ce que je veux, que c’est mon blaugue et waththefouck !
Mais aussi, car je suis bon diplomate, que vous auriez sûrement raison.
Le fond quant à lui est tout de
noir vêtu. Avec des index chromés qui sont dominés par d’autres petits
index
chargés de luminova prêts à en découdre avec les obscurités de la nuit.
L’aiguille
des secondes en possède aussi une petite dose, que l’on peut admirer
paisiblement avant de s’endormir. La couronne protégé par deux petits
protuberances, affiche ausi son désir de vouloir en découdre. Mais elle
n'est pas vissée, le rêglage se fait simplement en la itrant et en
tournant et démontre donc qu'elle n'est pas vraiment apte à faire de
l'apnée ou des sports nautiques. La date et le jour sont sur fond noir,
ce qui
fait baisser le taux de blingblingosité sur l’ensemble de la montre.
J’ai testé
la version romaine, les jours sont alors des chiffres (I, II, III, etc)
et le
dimanche correspond à un gros carré rouge. Pourquoi ne pas avoir mis un
VII ?
Aucune idée. Peut-être pour marquer un point de repère...
Derrière ce verre, cette lunette, ce fond noir, cette triplette d’aiguilles, se cache dans le boitier le 7s36. Qu’en est-il ? Et bien il s’agit quasiment de la même mouture (même vitesse, même autonomie, même aspect visuel) que le 7s26 avec son petit plus que je n’ai réussi à trouver. Le seul fait apparent est le nombre de rubis : 21 pour le 7s26 et 23 pour le 7s36. Ainsi, à l’instar de son petit frère, ce mouvement est d’un excellent rapport/qualité prix. Fiable, robuste et parfaitement rodé au vu de sa production mondiale.
Conclusion :
Malgré
son poids et sa taille qui ne conviendrait peut-être pas aux petits poignets,
je trouve qu’elle s'en sort finalement pas trop mal au niveau de la discretion. L’habitude aidant, il est
vrai. Elle a tout d’une toolwatch, prête à labourer la terre ou escalader des
roches escarpées ! Mais hélas son bracelet aurait mérité une meilleure qualité
et une plus grande sensation de solidité. Un bracelet de Diver’s aurait été
grandement apprécié. Mais c’était perdre le bi ton qui avait été de son poids
dans la balance de mon choix en contrepartie. Un très bon achat qui vient compléter
ma maigre collection qui se veut (voudra) gargantuesque.
Springdrive.
04 avril 2007
Faits Marquants.
Faits marquants
Ils sont de ceux qui marquent votre esprit. Un événement inédit et inattendu marque son empreinte à
jamais dans un acte anodin. Ce qui fait alors que vous vous souvenez dans les
moindres détails, de toutes les actions, faits qui ont ponctué cette période.
Si je parle de ceci, c’est parce que l’achat de mon Hamilton Jazzmaster Viewmatic est un de ces actes anodins. Enfin, pas si anodin que ça en fait, mais irrémédiablement futile au vu de l’événement tragique suivant : une belle journée de janvier où l’on vient exprimer à quelqu’un que l’on apprécie énormément la joie et la jubilation d’avoir acquit une jolie petite montre. En retour, la personne vous annonce qu’un de ses proches parents est décédé.
Après cette parenthèse, je vous présente donc cette fameuse Hamilton. Qui est très belle et ne fait aucunement regretter de l’avoir achetée quand même ! N’oublions pas que le malheureux mais charismatique J.F.K possédait ce modèle. Peut-être est-ce là un signe ? En tout cas, j’espère que tous les porteurs -dont je fais parti maintenant, mamaaaaan- ne connaîtront pas le destin funeste de cet emblématique Président.
Caractéristiques :
- Diamètre sans la couronne (remontoir) : 38mm.
- Bracelet : cuir
marron style alligator avec boucle déployante de type papillon.
- Date sur fond blanc.
- Mouvement : ETA mécanique à remontage automatique et
manuel 2824-2.
- Autonomie : Environ une quarantaine d'heure.
Commentaires :
Achetée à Paris dans une boutique qui ne paye pas de mine mais qui se révèle être une vraie mine horlogère, il m’a fallu environ 3 minutes pour la prendre, la négocier (-20%, ça ne se refuse point), la payer et m’enfuir avec en courant avec un sourire tranche papaye (oui syndrome du caillou tropical) ! En fait, j’avoue que je l’avais déjà essayée quelques jours plus tôt et je l’avais donc réservée. Ainsi plus qu’à venir la récupérer et m’alléger de quelques centaines d’euros. Oui centaines parce que son prix d’origine est d’environ 430€. Une folie pour certains, une broutille pour d’autres. L’important est de se faire plaisir et tel fut mon cas !
Mais trêve de blabla, trêve de blablaaaaaa. Cette montre est du style habillé et l’est très bien d’ailleurs, un boîtier en acier poli, un verre saphir légèrement bombé de très bon goût, un bracelet de très bonne facture en cuir marron clair équipé d’une boucle déployante de type papillon d’origine. Le fond blanc est dépourvu de superflu, uniquement le nom de la marque et le modèle, argenté et discret sur ce fond blanc guilloché d’une très bonne finition. Ce n’est pas pour rien qu’on dit qu’Hamilton est d’un excellent rapport qualité/prix. Trois grandes aiguilles fines et longues parcourent la ronde surface avec une fluidité étonnante crée par notre ETA 2824-2. Ce dernier bat la mesure à 28 800 A/H, ce qui fait exactement 8 mouvements par seconde. La grande aiguille malgré son long parcours ne nous le prouve fort bien. Bref l’intérieur du boîtier respire l’harmonie et l’homogénéité, on ne se lasse pas de la regarder et de voir les secondes défilées. On en perd son temps sans le regretter, vraiment.
La porter au poignet est un plaisir, elle convient à toutes
les situations et se met en toute occasion. Je regrette que la longueur du bracelet
n’ait été un peu plus longue, les derniers crans sont de rigueur pour les
personnes qui ont des poignets un peu massif comme le mien. Bien sûr porter la
montre ne permet pas d’observer le mécanisme qui derrière son rotor, est
légèrement décoré par l’enseigne. Une belle pièce mais dont son originalité
n’est pas sa principale qualité.
Conclusion :
Je ne regrette vraiment pas mon achat. C’est la plus belle de ma -courte- collection et je suis heureux de la posséder. Son histoire est malheureusement imprégnée d’un tragique événement tant au niveau de l’Histoire que dans mon histoire personnelle ce qui la rend encore plus unique à mes yeux. Une jolie montre habillée pour pas si cher que ça en somme, en tout cas, si cela peut donner des envies à d’autres, c’est que j’aurais réussi ma brève !
Springdrive.






























































